
Après avoir conquis une bonne partie du Web, Google propose son nouveau navigateur Google Chrome. Au premier abord, rien de vraiment nouveau, ni même révolutionnaire. L’interface de Google Chrome se résume en trois barres en haut de la fenêtre (contre quatre ou plus pour Firefox) et une zone de contenu permettant une interface sobre et épurée. L’application se passe des menus contextuels généralement en haut et le fait que les onglets soient placés tout en haut de la fenêtre permet que chaque onglet possède sa propre barre d’adresse. Toujours pour laisser plus de place au contenu, la barre de recherche et la barre d’adresse ont été fusionnées et tous les outils secondaires sont regroupés dans deux icônes "fichier" et "paramètres". Intéressant également, la page d’accueil permet de voir les sites les plus visités, les favoris les plus récents et bien sûr effectuer une recherche. Nous attendons avec impatience la suite pour ce nouveau navigateur, notamment les futurs modules à installer.
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La sortie de ce nouveau navigateur relance le débat éternel des navigateurs : une compatibilité de plus à prendre en compte, étant donné que chacun d’entre eux donnent une interprétation différente du code. Aujourd’hui encore, concepteurs et développeurs de sites internet doivent prendre en compte dans leurs démarches les différents navigateurs utilisés, d’où l’importance de séparer le fond (html) et la forme (css).
Le World Wilde Web Consortium (W3C) réunit les éditeurs de navigateurs à l’occasion du Web Hypertext Application Technology WorkGroup (WhatWG) pour faire évoluer les standards du Web. Le futur proche du navigateur réside apparemment dans la manière de l’utiliser. Ainsi, certains imaginent le navigateur comme point d’accès principal aux applications (online et offline), se transformant petit à petit en système d’exploitation du Web.
En développant son propre navigateur, Google fait un pas vers son futur objectif, créer son propre système d’exploitation. Il sera d’ailleurs probablement construit autour du navigateur internet Google Chrome qui permettra de faire fonctionner les applications. Parallèlement, Google entrera dans le monde du mobile d’ici peu en sortant le Google Phone (un HTC Dream) avec en système d’exploitation Google Android. Il semblerait que partout où il y a internet, il y a Google.

Le géant du web est en train de mettre toutes les informations en ligne pour créer le monde virtuel le plus réel possible. En quelque sorte, Google se donne les moyens d’être LE moteur de recherches permettant d’accéder aux données en général (livres, cartes, vidéos, carnet de santé…) dont il sera le propriétaire, et dont on pourra accèder grâce à son système d’exploitation/navigateur. Google sera présent sur tous les maillons de la chaîne, ce qui permettra de renforcer sa supématie. Encore un danger pour notre vie privée…
De son côté, Mozilla Labs cherche une utilisation révolutionnaire de Firefox. Déjà, pour Firefox 3, Mozilla nous avait étonné avec une ergonomie repensée : bouton précédent plus gros que le bouton suivant, barre d’adresse intelligente… Avec Ubiquity d’Aza Raskin, Mozilla a décidé de changer l’utilisation même du navigateur en s’attardant réellement sur les besoins de l’utilisateur. Pour cela, Mozilla décide de ré-exploiter les lignes de commandes : en sélectionnant du texte sur la page internet puis en tapant une expression préalablement défini, l’utilisateur déclenche une action. Ici, le but est de diminuer le nombre d’actions discontinues sur la toile pour une navigation plus intuitive.
Ubiquity for Firefox from Aza Raskin on Vimeo.
Autre concept Mozilla Labs en partenariat avec l’agence Adaptive Path, Aurora une vision prospective du web en 2018 développée autour de quatre thèmes : prise en compte du contexte d’usage, interaction naturelle, continuité de l’expérience de navigation et multi-utilisateurs. L’expérience utilisateur sera alors beaucoup plus riche, transversale sur différents périphériques, nécessitant peu (ou pas) d’apprentissage.
Aurora (Part 1) from Adaptive Path on Vimeo.
Aurora (Part 2) from Adaptive Path on Vimeo.
Aurora (Part 3) from Adaptive Path on Vimeo.
Aujourd’hui, nous accédons à Internet depuis notre ordinateur et, de plus en plus, à l’Internet mobile avec les téléphones portables et autres périphériques portables. Bientôt, lnternet sera n’importe où, n’importe quand. Bernard Benhamou, Délégué aux Usages de l’Internet, explique : “À l’heure où se développent les usages de l’Internet mobile, la prochaine évolution du réseau correspondra à la création d’un « Internet des objets » qui tissera de nouveaux liens au-delà de l’« Internet des ordinateurs ». Grâce à l’usage conjoint des technologies de l’Internet mobile et des technologies issues de la RFID, les services du réseau accompagneront les citoyens et les entreprises dans chacune de leurs activités : géolocalisation et services de proximité, tourisme, traçabilité des biens, lutte contre la fraude ou encore maîtrise des risques écologiques…” . Probablement que dans quelques années nous ne nous rendions même plus compte d’être connectés. Internet sera partout, omniprésent.


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